En bref
Le choix se fait dans cet ordre : ce que la commune autorise, ce que la pente du toit permet, ce que la charpente supporte, puis le budget et le goût. En réparation, on reprend le matériau existant pour garder un toit homogène.
D'abord, ce que la commune autorise
Le plan local d'urbanisme fixe souvent l'aspect des toitures : type de tuile, teinte, parfois matériau imposé dans les secteurs anciens ou proches d'un monument. Remplacer des tuiles par de l'ardoise, ou changer de couleur, demande une déclaration préalable en mairie. Voir les autorisations pour les travaux de toiture.
Dans le Val-d'Oise, les Yvelines et les Hauts-de-Seine, on rencontre surtout la tuile mécanique sur les pavillons, la tuile plate dans les centres anciens, l'ardoise et le zinc sur les maisons bourgeoises et les immeubles.
Ensuite, ce que la pente permet
Chaque matériau a une pente minimale, qui dépend aussi de la région et de l'exposition au vent et à la pluie.
- Tuile mécanique à emboîtement : elle accepte les pentes modérées des pavillons.
- Tuile plate : elle demande une pente forte, car l'étanchéité vient du recouvrement.
- Ardoise : elle demande aussi une pente marquée.
- Zinc : il convient aux faibles pentes, aux brisis et aux formes complexes.
Poser un matériau sur une pente trop faible pour lui, c'est s'exposer à des infiltrations que l'assurance ne couvrira pas.
Le poids et la charpente
Une couverture en tuiles plates pèse nettement plus qu'une couverture en ardoise ou en zinc. Changer de matériau peut donc demander de vérifier, voire de renforcer, la charpente. C'est un point à examiner avant de s'engager, pas en cours de chantier.
Tuile en terre cuite
- Pour : large choix de formes et de teintes, bonne tenue dans le temps, pièces faciles à remplacer une par une.
- À savoir : elle se couvre de mousse à l'ombre et devient poreuse en fin de vie ; elle craint les chocs.
Tuile en béton
- Pour : économique, régulière, répandue sur les pavillons des années 1970 à 1990.
- À savoir : la surface s'use, la teinte passe et la mousse s'accroche plus facilement. Un démoussage suivi d'un hydrofuge lui est souvent utile.
Ardoise naturelle
- Pour : très durable, légère, élégante, peu sensible à la mousse.
- À savoir : la pose est plus longue et demande un savoir-faire particulier ; elle est en général plus coûteuse que la tuile. Ce sont souvent les crochets qui vieillissent avant l'ardoise.
Zinc
- Pour : adapté aux faibles pentes et aux formes compliquées, durable, réparable par soudure.
- À savoir : il exige une ventilation en sous-face et une pose soignée des joints.
En réparation : garder l'existant
Pour remplacer quelques éléments, on cherche le modèle le plus proche de l'existant : forme, emboîtement, teinte. Un modèle qui n'est plus fabriqué se trouve parfois en récupération. Une tuile neuve paraît plus claire au début, puis se patine.
Vous hésitez encore ? Lors de la visite pour le devis, nous regardons la pente, la charpente et les règles de votre commune, et nous vous disons ce qui est possible. Voir aussi la durée de vie des matériaux.
